DOCTRINE ET SACREMENTS

En ce qui concerne les dogmes, Les Vieux Catholiques se tiennent à la foi de l’Église primitive et adhèrent par conséquent aux dogmes des Conciles généraux de l’Église indivise du premier millénaire et jusqu’à leur séparation d’avec Rome par la «Proclamation d’Indépendance et d’Autonomie» de l’Amérique du Nord en 1910.    Sur le plan de la foi, les Catholiques Romains et les Vieux-Catholiques Romains ne présentent aucune différence. Ils se réfèrent aux mêmes Ecritures Saintes : l’Ancien et le Nouveau Testament.

 

En ce qui concerne la liturgie: les différences sont quasiment inexistantes: mêmes ornements, mêmes rites, même apparence des églises. Pour ce qui est de la doctrine : les Vieux-catholiques croient aux mêmes articles de foi que les Catholiques romains, confessés dans le Credo de Nicée-Constantinople et dans le Symbole des apôtres: l’incarnation de Dieu en Jésus-Christ et sa Résurrection d’entre les morts, la Trinité : Dieu Père, Fils et Saint-Esprit.

Les religieux de l’Eglise Vieille Catholique Romaine, célèbrent selon le «Rituel latin tridentin», appelé aujourd’hui «Rite extraordinaire» dans l’Eglise de Rome et continuent de se référer à l’année liturgique d’avant le Concile Vatican II.

Ce rituel encore en vigueur dans l’Eglise romaine est strictement identique et conforme à celui célébré par les prêtres de l’EVCR.

Les sacrements sont identiques dans les deux Eglises: Baptême, Confirmation, Eucharistie, Mariage, Ordination, Onction des malades et Pénitence, avec des contenus parfois différents conformes aux pratiques d’avant Vatican II. Les fêtes et les périodes solennelles sont les mêmes : Avent et Noël, Carême et Pâques, Pentecôte, Ascension et Toussaint. Lors du Sacrement de l’Eucharistie, il n’y a pas de répétition du sacrifice du Christ, mais bien une réactualisation, conformément au Droit canon romain.

Pour l’Eglise Vieille Catholique Romaine, il n’existe qu’une seule Eglise de Notre Seigneur Jésus Christ. Le constat est fait que plusieurs maisons existent dans la Maison du Père et c’est pourquoi elle donne une grande importance à la prière pour la réunion des Églises et des chrétiens séparés, dans l’esprit de l’Encyclique «UT UNUM SINT» du pape Saint Jean-Paul II en 1995.

Le Vieux Catholicisme Romain est par nature un appel à toutes les Eglises afin de restaurer l’union sur l’ancienne base chrétienne. Les Vieux-Catholiques, désireux de montrer leurs sentiments d’ouverture et de fraternité, peuvent proposer l’utilisation en commun de leurs églises et de leurs chapelles.

Cette utilisation réciproque des lieux de culte est devenue une pratique courante des Vieux-catholiques avec les Anglicans, les Episcopaliens, les Luthériens et les Orthodoxes. De nos jours, elle l’est également avec les Catholiques romains aux USA, au Canada, aux Pays-Bas, en Suisse, etc.